Et pourtant la liberté d'expression impose aussi le devoir d'être prêt à entendre ce qui ne nous plaît pas. Dans l'opposition,on encourage ceux qui critiquent, une fois au pouvoir, on voudrait les museler. Trop facile et égoïste. Qui est le journaliste? Chacun y a sa vision mais en attendant, il y a des journalistes de fait et des journalistes formels. Socrate n'avait pas une maîtrise ou un doctorat en philosophie mais il fait partie des pères philosophes. Les considérations juridiques importent peu. Pseudo-journaliste ou pas, "on reconnait l'arbre à ses fruits". Quand par facebook, on mettait a nu les zones d'ombre du pouvoir Compaoré, les partisans de la future insurrection n'y voyaient pas de pseudo. "Là où tu regardes, nous, on dort labas." Journaliste professionnel, alors que tu n'es qu'un griot au service d'un groupe. C'est toi qui donnes leçon de journalisme alors que tu ne fais rien en dehors de jouer au minable rapporteur-invertebré. J'accepte aussi les pseudo-journalistes pourvu qu'ils se conforment a la loi.
Merci là-bas Sibiri Nestor.
En fait, les missions chez les corps habillés diffèrent de celles de l'administration civile. C'est normal que les FDS ne touchent pas directement les sommes perçues par la structure (je préfère ici ce terme à celui de hiérarchie). Ils ne peuvent donc pas toucher exactement la somme prévue par personne car une part revient à la structure (police, gendarmerie ou armée). Cependant s'il est prévu par exemple 38.000f par personne et l'agent ne perçoit que 5.000 f, je me dis que c'est peu. Il faudra revoir cela. Sinon n'oublions pas que l'élément sur le terrain utilise des armes de l'Etat , des balles en cas de nécessité, des équipements de transmission qui doivent être entretenus. Aussi indirectement il reçoit des ordres sur le terrain à partir de la base d'un supérieur hiérarchique qui n'est pas forcément sur le terrain. Donc on se retrouve avec plusieurs intervenants pour des frais qui sont supposés être pour une seule personne. Réagir à chaud sur des fait nous fait parfois oublier certains aspects. Je ne nie pas qu'il se pourrait qu'il y ait des détournements de sommes dues aux agents sur le terrain, je veux juste dire qu'il ne faut pas penser que c'est parce qu'on a payé à titre d'exemple 40.000 par FDS pour la sécurité que chacun recevra 40.000. Ce qui est condamnable c'est surtout les accaparement de leurs dus."

Source D. Edmond.
Juste un apport qui pourrait éclairer les differents lecteurs et amis. Fiaaaaaa!
Les griots et autres menteurs du MPP, de grâce ne créez pas malheur aux Étalons.
J'entends et je lis que la prophétie du MPP est entrain de se réaliser.
C'est une injure au sacrifice des Étalons en ce moment au Gabon. Les Étalons ne jouent pas pour un parti politique. Ils jouent pour la nation toute entière.
Comme c'est le MPP qui envoie tout au Burkina Faso, dites haut et fort que c'est aussi le MPP qui a envoyé les attaques terroristes au Burkina.
Dites haut et fort que c'est le MPP qui a envoyé le Palu dengue au Burkina
Etc.
De grâce, laissons les Étalons jouer sereinement et nous envoyer cette coupe à ouaga par la seule et unique volonté de Dieu pour le plaisir de tout le peuple du Burkina Faso.
Retour sur la catastrophe aérienne survenue le 24 juillet 2014 au Mali : au total, 116 personnes avaient perdu la vie dans le crash du vol AH5017 d'Air Algérie affrété par Swiftair et qui devait relier Ouagadougou à Alger. On en sait désormais un peu plus sur les causes de l'accident ; les experts pointent le manque de formation des pilotes.

Le pilote et le copilote du vol AH5017 étaient en réalité des saisonniers. Ils n'avaient pas effectué une seule heure de vol pendant les huit mois précédant l'accident. Or, normalement, après une telle période d'inactivité, les compagnies ont l'obligation de dispenser une formation à ses pilotes.

Swiftair, qui affrétait le vol d'Air Algérie, s'est contentée de deux séances sur simulateur de vol. Un moyen de contourner la loi. C'est ce que notent les experts dans leur rapport, cité par le journal Le Figaro.

Manque cruel d'expérience

Mais c'est justement à cause de ce manque d'expérience que l'avion s'est écrasé avec 116 personnes à bord. En survolant le désert du nord du Mali, les capteurs de pression des moteurs ont gelés. Les pilotes avaient oublié d'activer le système antigivre. Résultat : une perte de vitesse qui a conduit le Mac Douglas au décrochage.

Et là encore, les pilotes n'ont pas été en mesure de rétablir la stabilité de l'avion qui a fini par s'écraser. Avec à son bord : 54 Français, 23 Burkinabè, 8 Algériens, 6 Libanais et les membres d'équipage, tous Espagnols.

Source Rfi.

Le Syndicat des Avocats du Faso a été informé par Maître Odilon GOUBA de violences physiques et verbales dont il a été victime le vendredi 13 janvier 2017 par Monsieur BADO Arsène, Chef Adjoint de la Section de Recherches de Gendarmerie de Ouagadougou, alors qu'il s'était rendu dans les locaux de ladite section à l'effet de s’entretenir avec un justiciable y gardé à vue depuis plus de cinq jours.
Des informations recueillies par des témoins de la scène, Odilon GOUBA a été agressé violemment par le nommé BADO Arsène qui a entrepris de l’expulser des locaux en le saisissant par les cols de ses vêtements, proférant des menaces sous condition d’atteinte à son intégrité physique, et même qu’il a tenté à plusieurs reprises de lui porter la main n’eut été l’interposition de bonnes volontés qui l’en ont empêché avec insistance.
Le SYNAF voudrait, au regard de cette scène extrêmement grave et regrettable, faire observer que :
- La Section de recherches est coutumière des entraves à l’exercice de la profession d’avocat par les entraves récurrentes à l’effectivité du droit des personnes mises en cause à bénéficier de la présence de l’avocat à la phase d’enquête de police, en dépit des rencontres d’explication initiées par l’Ordre depuis Janvier 2015, lesquelles se sont poursuivies en fin d’année 2015, suivies de formations diverses à l’attention des acteurs de la police judiciaire.
- Le droit de la personne mise en cause à la présence de l’avocat lors de l’enquête de police est un droit élémentaire inhérent à la dignité de la personne humaine et vise à garantir un procès équitable, surtout dans un contexte comme le nôtre où l’essentiel de la procédure pénale est assise sur des déclarations et autres aveux obtenues parfois sous la contrainte, la violence et l’intimidation. Peut-être faut-il rappeler que ce droit existait déjà à l’article 11 du code de procédure pénale, mais a été constamment méconnu, étant donné la résistance de la part de la police judiciaire de l’observer.
- C’est pour vaincre cette résistance de mauvaise foi prétendument fondée sur un silence du code de procédure pénale que le législateur communautaire UEMOA a expressément prévu ce droit du citoyen à l’assistance d’un avocat à l'article 5 du Règlement UEMOA relatif à l'harmonisation des règles régissant la profession d'Avocat qui claironne : « Les avocats assistent leurs clients dès leur interpellation, durant l'enquête préliminaire, dans les locaux de la police, de la gendarmerie, ou devant le parquet.
A ce stade, aucune lettre de constitution ne peut être exigée de l'Avocat ». Le SYNAF se réjouit de constater que cette disposition est bien respectée par les officiers de police judiciaire issus de la Police Nationale sans heurts depuis les différentes formations et sensibilisations.
- les déclarations du sieur BADO Arsène et de son chef Capitaine SANOU Isaac selon lesquelles ils exécuteraient des ordres militaires même dans le cadre de l’enquête d’une part, et ils feraient une faveur aux avocats en admettant leur présence aux côtés des justiciables d’autre part, procèdent à la fois d’une regrettable méconnaissance des règles de leur mission et d’une méprise de ce qu’est et la procédure pénale ainsi que du rôle de l’avocat. En effet, leurs attributions militaires sont étrangères à la mission de police judiciaire qui leur est assignée au temps de l’enquête, et, en assistant les justiciables, les avocats ne croient nullement jouir d’une faveur quelconque de personne, mais s’acquittent d’un devoir professionnel tiré du droit consacré au profit de la personne humaine. D’ailleurs, pareil amalgame remet encore en question d’actualité la double casquette des officiers de police judiciaires burkinabè dont il a été résolu lors des états généraux sur la justice de créer un corps des OPJ débarrassé de ce dédoublement fonctionnel et organique préjudiciable à l’œuvre de justice.
En conséquence de quoi, le SYNAF :
- condamne avec la dernière énergie les violences et les entraves récurrentes à l’exercice de la profession d’avocat en phase d’enquête de police judiciaire par la Section de recherches et toute unité de police judiciaire qui serait tentée par pareil abus de pouvoir;
-réaffirme qu’un officier de police judiciaire qui veut faire son travail dans la légalité et la transparence n’a rien à craindre de la présence d’un avocat ;
- rappelle qu’aux termes des instruments juridiques internationaux, dont le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques ainsi que les Principes de base des Nations Unies applicables aux personnes arrêtées ou détenues, l’entretien entre l’avocat et son client interpellé, arrêté ou détenu est la modalité principale de sa présence et doit se faire à portée de vue et non à portée d’ouïe, contrairement à la curieuse et singulière pratique de la Section de recherches et autres qui tentent d’assister à cet entretien ;
- assure de sa détermination à obtenir dans la légalité, l'application effective de ce droit au profit des justiciables et interpelle les autorités compétentes à appliquer aux contrevenants en général et à BADO Arsène en particulier, la rigueur de la loi disciplinaire, dans les meilleurs délais, faute de quoi, le SYNAF se réserve le droit d’appeler les avocats à suspendre leur participation à toutes commissions d’office et à toutes assistances judiciaires à la demande de l’Etat;
- reste attentif aux suites disciplinaires et pénales à donner aux violences infligées à un avocat dans l’exercice de ses fonctions.

Fait à Ouagadougou, le 25 Janvier 2017
Pour le Bureau Exécutif du SYNAF
Le Secrétaire général
Me Batibié BENAO
Avocat à la Cour